Les gélules de vitamine B12 sont elles recommandées ?


Les sources naturelles

Les principales sources de cette vitamine ou cobalamine, que le corps humain ne sait pas fabriquer, sont les produits d’origine animale : on en trouve ainsi dans le foie, les rognons, mais aussi la cervelle, les harengs, les huîtres ou les sardines. Les végétaux, quant à eux, ne fournissent pas de cobalamine sous forme assimilable par l’organisme. On considère que la nourriture standard apporte entre 3 et 15 mcg par jour. La préparation des aliments, et en particulier la cuisson, modifie sensiblement la teneur (de 30 à 50% de pertes).

Quand y a-t-il des risques de carence ?

Normalement, une alimentation équilibrée devrait nous apporter suffisamment de cette vitamine impliquée dans des cas d’anémie sournoise. Néanmoins, la tendance à manger de moins en moins de viande rouge, d’oeufs et de laitages, qui s’est accentuée ces dernières années, peut entraîner des carences. Les végétariens et les végétaliens sont aussi concernés, puisqu’ils s’abstiennent de la consommation des principales sources alimentaires de cobalamine.

Les carences se manifestent tout d’abord par de la fatigue inexpliquée. Cette fatigue s’accompagne parfois de manque d’appétit, d’amaigrissement et de troubles du rythme cardiaque. Une anémie pernicieuse a tendance à s’installer, dans la mesure où les cellules sanguines sont touchées avec l’installation des carences. Dans les cas confirmés, l’administration par voie intramusculaire se révèle parfois nécessaire.

Dans quels cas la prise de gélules est-elle recommandée ?

Contrairement à ce que l’on a cru un temps, la cobalamine n’est pas toxique et rien n’empêche par conséquent de prendre des compléments alimentaires contenant cette vitamine. On se protège ainsi en anticipant les carences et les problèmes que ces carences entraînent. La supplémentation est particulièrement utile aux femmes enceintes ou qui allaitent, pour les personnes âgées, la végétariens et les végétaliens, les personnes qui souffrent de troubles gastro-intestinaux et les malades soignés par des médicaments antagonistes de la cobalamine (par exemple les antibiotiques ou les anti-ulcéreux).




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